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Madagascar produit du rubis principalement dans la région d’Andilamena, au centre-nord de l’île. La pierre s’y trouve souvent incrustée dans une roche de biotite, un aspect minéral que les collectionneurs recherchent autant que la gemme taillée. Retrouvez l’ensemble de ma collection de rubis disponible à l’achat.
La plupart des rubis malgaches sortent de la région d’Andilamena, dans la province de Toamasina. Le corindon rouge s’y forme sur un socle de biotite noire, ce qui donne des spécimens bruts très reconnaissables : du rouge intense posé sur une matrice sombre et brillante.
D’autres gisements plus modestes existent ailleurs sur l’île, mais Andilamena reste la référence pour le rubis malgache.
Le chrome donne à ces rubis un rouge vif, parfois proche du sang de pigeon sur les meilleurs cristaux. Le problème, c’est que la matière malgache présente souvent beaucoup de fissures internes.
Une bonne partie du rubis de Madagascar vendu dans le commerce reçoit donc un traitement au verre au plomb pour combler ces fissures. Comme pour le Mozambique, ce traitement doit être déclaré sur le certificat. Je ne vends que des pierres certifiées, avec le traitement clairement indiqué.
Les spécimens bruts sur biotite s’adressent surtout aux collectionneurs de minéraux, qui cherchent l’esthétique naturelle de la pierre en place. Pour la joaillerie, on privilégie plutôt les pierres taillées, non fracturées, avec un certificat d’origine malgache et de traitement.
Comme pour le rubis de Birmanie, la valeur grimpe vite avec la clarté et l’absence de traitement.
Une pierre commerciale chauffée ou traitée au verre au plomb reste accessible, souvent sous 500 € le carat. Une belle pierre non chauffée, sans fissure majeure, certifiée, peut dépasser 2 000 € le carat selon la couleur. Le détail des fourchettes par origine est sur la page prix du rubis.
Oui, l’île produit du rubis depuis des décennies, surtout autour d’Andilamena. Les volumes restent modestes comparés au Mozambique, mais la qualité des meilleurs spécimens rivalise avec d’autres origines.
Madagascar est riche en saphirs, notamment autour d’Ilakaka, ainsi qu’en tourmalines et en grenats. Le rubis y reste une production plus marginale que le saphir.