6 résultats affichésTrié du plus récent au plus ancien
Cette pierre porte historiquement le nom de rubis du Siam. C’est une des origines les plus commercialisées au monde, même si la production locale a quasiment disparu. Retrouvez ma collection de rubis disponible actuellement.
Les gisements historiques se trouvaient dans les provinces de Chanthaburi et Trat, notamment autour du village de Bo Rai. Ces mines ont produit de belles pierres pendant des décennies avant de s’épuiser dans les années 1990. Trouver aujourd’hui une gemme extraite localement, et non simplement taillée sur place, reste rare.
La disparition des mines n’a pas fait disparaître l’industrie. Bangkok reste le centre névralgique mondial pour tailler, chauffer et vendre des pierres venues d’ailleurs : Birmanie, Mozambique, Madagascar. Le même savoir-faire s’applique aux saphirs, l’autre grande gemme de couleur négociée sur place. Une pierre vendue comme “rubis de Thaïlande” désigne donc le plus souvent un corindon traité et taillé dans le pays, pas forcément extrait sur son sol. Le laboratoire GIT, basé à Bangkok, fait partie des références en gemmologie asiatique, au même titre que GRS ou SSEF.
Contrairement au rubis birman, riche en chrome et pauvre en fer, le corindon rouge siamois contient davantage de fer. Résultat : un rouge plus sombre, parfois brun ou légèrement violacé, avec une fluorescence beaucoup plus faible sous UV. Le vrai sang de pigeon, ce rouge pur et lumineux, est presque introuvable sur cette origine. Ça n’empêche pas certaines pierres siamoises de belle saturation d’avoir leur propre caractère, apprécié depuis des siècles en joaillerie.
Le marché thaïlandais a aussi popularisé une pratique à connaître avant d’acheter : le remplissage au verre au plomb, qui masque les fractures d’un corindon de très faible qualité pour le faire passer pour une belle pierre. Ces spécimens valent une fraction du prix d’un rubis naturel classique et se fragilisent au contact de produits chimiques courants. Le certificat doit toujours préciser le traitement exact, pas juste “traité”.
Un rubis chauffé de bonne qualité taillé à Bangkok se négocie généralement entre 200 et 1 500 € par carat, loin des tarifs birmans pour une couleur comparable. Retrouvez ma page sur le prix du rubis et mes pierres non chauffées si vous cherchez une gemme sans traitement thermique. Le corindon garde une dureté de 9 sur l’échelle de Mohs, quelle que soit son origine, ce qui en fait un excellent choix pour un bijou porté au quotidien.
Les belles pierres siamoises existent, avec une couleur reconnaissable, mais la qualité moyenne reste inférieure à celle de Birmanie sur le plan de la pureté de couleur. La majorité du volume vendu sous ce nom provient en réalité d’autres gisements, taillés et traités à Bangkok.
Non, pas structurellement. La Thaïlande est un centre de négoce, pas une source de pierres bon marché. Les prix suivent le marché mondial, avec une légère marge en moins sur la main d’oeuvre de taille et de traitement.
Le consensus de la profession reste le rubis de Mogok, en Birmanie, non chauffé et sang de pigeon. Consultez ma page consacrée à la Birmanie pour comprendre pourquoi.